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Quelques indications sur les différents fonds
conservés au Centre d’études Edmond Michelet
Fonds Edmond Michelet
Le fonds Edmond Michelet est un fonds privé qui a
été donné par sa famille (héritiers d’Edmond Michelet) à l’Etat (ministère
de la Culture), en janvier 1997.
La famille a souhaité
que le fonds soit mis en dépôt au Centre Michelet, afin qu’il reste à Brive,
dans la maison où a vécu Edmond Michelet.
Le fonds d’archives en
lui-même représente 20 mètres linéaires, soit 220 boîtes et dossiers.
Un inventaire détaillé a
été réalisé (au pièce à pièce). Un pré-inventaire peut être consulté au
Centre, ainsi qu’un inventaire détaillé de la correspondance classée par
ordre alphabétique (D168 à D202).
Le fonds privé Edmond
Michelet est constitué à la fois d’archives privées et d’archives publiques.
Les archives privées
d’Edmond Michelet concernent, entre autres, sa profession, ses
correspondances privées, notamment avec son épouse, sa vie quotidienne et
ses activités pendant la seconde guerre mondiale avec le Secours national et
l’aide aux réfugiés. Les archives ramenées du camp de Dachau en font
également partie, tout comme celles de l’Amicale des Anciens de Dachau.
Les archives publiques regroupent essentiellement
les documents issus de l’activité d’Edmond Michelet dans les différents
ministères où il a exercé : les Armées, les Anciens Combattants, la Justice,
la Fonction publique et la Réforme administrative, et les Affaires
culturelles.
Les archives publiques
sont soumises aux règles de communicabilités régies par la loi n°79-18 du 3
janvier 1979 sur les archives et le décret n°79-1038 du 3 décembre 1979
relatif à la communicabilité des documents d’archives publiques.
Les archives publiques
du fonds Edmond Michelet sont soumises essentiellement à deux délais de
communicabilité :
-
30 ans qui est le délai normal. [NB : les archives du fonds Edmond
Michelet soumises à ce délai n’étant en règle générale pas postérieures à
1970, celles-ci sont donc désormais librement communicables] ;
-
60 ans à compter de la date de l’acte pour les documents qui
contiennent des informations mettant en cause la vie privée ou intéressant
la sûreté de l’Etat ou la défense nationale.
Pour pouvoir consulter
ces dernières, il est nécessaire que le chercheur fasse une « Demande de
communication par dérogation de documents d’archives publiques non librement
communicables adressée à M. le Directeur des Archives de France » par
l’intermédiaire du Centre.
Le Centre conserve
également la bibliothèque personnelle d’Edmond Michelet (770 ouvrages).
Fonds Etienne Borne
Le fonds Etienne Borne
a été donné par sa famille (héritiers d’Etienne Borne) à l’Etat (ministère
de la Culture), en décembre 1999.
Comme pour le fonds
Edmond Michelet, la famille d’Etienne Borne a souhaité que celui-ci reste en
dépôt au Centre Michelet.
Le fonds Borne
représente 13 mètres linéaires.
Un inventaire succinct
des 131 boîtes avait été réalisé en 1998. Celui-ci a été mis à jour et
réactualisé en janvier 1999.
Le fonds est constitué
à la fois d’archives privées et d’archives publiques. Les archives privées
d’Etienne Borne sont constituées de correspondances personnelles et les
archives publiques regroupent essentiellement les documents issus de ses
fonctions d’inspecteur général. Le fonds rassemble également de nombreuses
notes manuscrites relatives à ses interventions ou aux articles qu’il a
écrits.
Pour consulter
celui-ci, il est nécessaire de faire une demande justifiée par écrit à la
famille.
Le Centre conserve
également la bibliothèque personnelle d’Etienne Borne (ouvrages, journaux,
revues).
Fonds « STO » (1940-1957)
Fonds intitulé « STO »
représentant 1 mètre linéaire et demi.
Il s’agit, en fait,
des archives du secrétariat départemental de la Corrèze de la Fédération
nationale des Centres d’entraide pour les travailleurs déportés et leurs
familles. Ce fonds est accompagné d’un fichier alphabétique de la Maison du
Prisonnier et du Déporté du département de la Corrèze.
Un inventaire succinct
manuscrit a été réalisé.
Fonds Rodolphe
Daniel (1938-1954)
Ce fonds rassemble des documents relatifs à des
personnes mises en accusation par le Tribunal militaire permanent de
Bordeaux entre 1947 et 1954. Ce fonds est constitué pour l’essentiel de
traductions de la correspondance des inculpés (SS de la division Das
Reich ayant participés entre autres au massacre d’Oradour-sur-Glane, à
l’exécution des otages pendus à Tulle). Il contient également des
traductions de documents concernant l’exploitation de bois de mine dans les
Landes à destination de la Belgique pendant la seconde guerre mondiale. Il
semblerait que ce fonds, qui représente 0,2 mètre linéaire, ait appartenu à
Rodolphe Daniel, traducteur assermenté près le Tribunal militaire permanent
de Bordeaux.
Un inventaire détaillé a été effectué.
Fonds Baptiste
Lapouge (1908-1919)
Ce fonds est constitué
de lettres échangées entre Baptiste Lapouge, poilu, et son épouse, notamment
pendant la première guerre mondiale : correspondance de Baptiste Lapouge à
son épouse Suzanne Lapouge, née Gout. 75 pièces. (1908-1919).
0,1 mètre linéaire. Fonds
classé. Répertoire numérique détaillé.
Autres fonds
-Le Centre conserve également divers petits fonds
sur d’anciens résistants, déportés, personnalités , ainsi que sur
l’Occupation, la Résistance et la Libération à Brive et en Corrèze avec,
notamment, un témoignage dactylographié de Jean Goutines (secrétaire général
à la chambre de commerce et adjoint au maire), fait à partir de notes prises
jour après jour, dictées à une secrétaire de la chambre de commerce, d’après
des renseignements recueillis principalement à la Mairie, sur les événements
qui se sont déroulés à Brive depuis l’arrivée des Allemands, le 11 novembre
1942, jusqu’au lendemain de la libération de la ville, le 16 août 1944.
-Tracts résistants,
journaux clandestins.
-Photographies :
environ 1 000 clichés sur la Résistance aux niveaux local et national, les
maquis, la déportation, l’Occupation, la Collaboration et la Libération, en
particulier à Brive-la-Gaillarde ; ainsi que deux collections, l’une sur
Edmond Michelet, l’autre sur le général de Gaulle.
-Diverses collections
de journaux d’avant, pendant et après guerre [Exemple de don récent,
Fonds Jean Cholet : L’Illustration (1937-1944) et France
Illustration (1945-1947), soit 300 numéros].
Contact : Mlle
Patricia Reymond
mel :
archives@centremichelet.org
Consultation des
documents sur rendez-vous.
Du lundi au
vendredi.
Horaires : 10 h /
12 h - 14 h / 18 h
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