Les Républiques Françaises ou la construction d’une idée républicaine
Exposition présentée au Centre d’études et musée Edmond-Michelet
Du 26 janvier au 24 février 2009
Le 21 septembre 1792, la Convention abolissait la royauté, et le lendemain décidait de dater désormais les actes officiels de l’an i de la République. Ils ouvraient ainsi une nouvelle ère, l’ère républicaine, bâtie sur le principe de liberté, d’égalité et de souveraineté nationale. Durant les aléas de notre histoire, cinq républiques se sont succédées. En 2008, la ve République aura un demi-siècle d’existence.
En quoi les cinq républiques qui ont existé depuis 1792 ont-elles contribué à former l'unité d'organisation, de projets, de sentiments de la République française ?
Cette exposition présente les principaux événements qui ont façonné l’Etat et la Nation, analyse le processus par lequel les républiques successives ont transformé et inventé les institutions, propose un aperçu des circonstances, des enjeux et des espoirs qui permettent d’identifier la démocratie en France.
Le camp de concentration de Natzweiler-Struthof, KL Na, 1941-1945
Exposition présentée au Centre d’études et musée Edmond-Michelet
Du 9 mars au 11 avril 2009
L’exposition relate non seulement l’histoire du camp de Natzweiler-Struthof, seul camp de concentration construit sur le territoire français (en Alsace annexée), de 1941 à 1945, mais présente également le régime national-socialisme en Allemagne et le système concentrationnaire nazi.
Trois caractères du camp de concentration de Natzweiler-Struthof doivent retenir l’attention :Sa situation géographique le classe parmi les deux camps établis en Europe occidentale (hormis l’Allemagne) avec le kommando d’Alderney du camp de Neuengamme, dans les îles anglo-normandes. Les nazis, ayant vaincu la France en juin 1940 et annexé de fait l’Alsace et la Moselle, construisent un camp de concentration sur un territoire qu’ils considèrent comme partie intégrante de l’Allemagne hitlérienne.Sa population est en partie composée de résistants NN (Nacht und Nebel, Nuit et Brouillard), c’est-à-dire de résistants que les nazis estiment dangereux pour le IIIe Reich et destinés à disparaître rapidement et sans laisser de trace.
Dans les camps de concentration nazis, des expériences médicales ont eu lieu. Au camp de Natzweiller-Struthof, elles ont la particularité d’avoir été conduites par une organisation SS chargée de mener des études sur la « race germanique » et d’avoir été pratiquées par des médecins de l’université nazie de Strasbourg. Pour ces expériences, les nazis ont utilisé notamment la chambre à gaz située à quelques centaines de mètres en contrebas du camp.
Cette exposition, qui a été réalisée par la direction de la mémoire, du patrimoine et des archives du secrétariat général pour l’administration du Ministère de la Défense, est prêtée par le Service départemental de la Haute-Vienne de l’ONAC.
Les Justes de France
Exposition présentée au Centre d’études et musée Edmond-Michelet
Du 4 mai au 6 juin 2009
Durant la seconde guerre mondiale, le silence qui entourait la persécution dont les Juifs étaient victimes semblait signifier que l’Europe avait sombré dans la peur, l’indifférence ou la collaboration.
Pourtant dans chacun des pays concernés, des hommes et des femmes se sont levés, choqués par les exactions dont ils étaient témoins. En France tout particulièrement, les Justes furent nombreux, permettant aux deux tiers des Juifs de survivre à la seconde guerre mondiale, et ce malgré la contribution du gouvernement de Vichy à leur déportation. L’intervention au sein même des camps d’internement, le passage clandestin des frontières, la fabrication de faux-papiers civils ou religieux, l’accueil dans les villages-refuges… furent autant d’actions qui permirent le sauvetage de milliers de personnes.
L’exposition Les Justes de France retrace, à travers de nombreuses photographies et documents d’archives – dont certains originaux ont été confiés à cette occasion par les familles de Justes et de sauvés – le parcours et les actions de sauvetage de quelques 150 Justes, organisés en réseaux ou à titre individuel.Exposition réalisée par le Mémorial de la Shoah–Centre de documentation juive contemporaine de Paris.
La part visible des camps
Photographies du camp de concentration de Mauthausen (1938-1945)
Exposition présentée à la chapelle Saint-Libéral
Du 27 janvier au 24 février
L’originalité de cette exposition, émouvante, parfois insupportable, tient à son contenu : il s’agit d’un fonds exceptionnel de photographies prises par les SS, dissimulées et sauvegardées par des déportés résistants espagnols, au prix de leur vie, au prix d’un acte de résistance.
Au travers du quotidien de la vie au camp, en captant les regards des malheureux et de leurs bourreaux, elles projettent un éclairage à la fois multiple, uniforme, unique sur la condition inhumaine, impitoyable des détenus.
Son exemplarité mérite d’être soulignée. Cette exposition, impulsée par les Amicales espagnole et françaises d’anciens détenus de Mauthausen, a été proposée au Ministère de l’Intérieur autrichien qui en a assuré la logistique, la synchronisation et une grande partie du financement.



